Le stress post traumatique

Définition :


Un état d’anxiété à la suite d’un évènement entraînant un choc insurmontable
Selon la CIM-10 : « une situation ou à un événement stressant (de courte ou de longue durée) exceptionnellement menaçant ou catastrophique qui provoquerait des symptômes évidents de détresse chez la plupart des individus » entraine « une réponse différée ou prolongée » dont la conséquence est un ESPT.

En Europe, environ 3 % des femmes et 1 % des hommes
 

Dans quelles circonstances ?


De nombreuses circonstances peuvent le provoquer : deuil, accident, être témoin de violences, victime de harcèlement, mais aussi avoir subi un AVC, vécu une opération entraînant un bouleversement physique….
 

Comment se traduit-il ?


Il se traduit par :

·       Un ressenti de peur et souvent de dépression,

·       Des comportements d’évitement et/ ou d’impossibilité à accomplir des actes antérieurs.

·       Des crises de panique attaque, angoisses et phobies, crises de larmes, sautes d’humeur, troubles du sommeil, du comportement alimentaire…

·       Une difficulté à penser clairement, à comprendre et à clarifier les choses, ce qui accroît l’anxiété, la peur de revivre la situation traumatisante.

·       Souvent un évitement des situations et a du mal à demander de l’aide.

·       Les symptômes perturbent la vie sociale et/ou professionnelle.


Les autres conséquences peuvent inclure jusqu'à 3 éléments :

·       La dépression, le suicide, la crise suicidaire.

·       L'anxiété généralisée, le trouble panique, la phobie simple, la phobie sociale, l'agoraphobie.

·       Les troubles somatoformes : migraines, vertiges, maux de dos, de ventre, fourmillements, crampes, raideur ….

·       Les addictions - toxicomanie et/ou alcoolisme.

·       La dissociation.
 

La dissociation lors du traumatisme


·       L'impact traumatique se manifeste par une réaction de détresse et/ou un état de dissociation qui est un état de conscience modifiée.

·       On constate souvent une tachycardie supérieure à 95 pulsations par minute.

·       Une réaction aiguë à un facteur de stress durant plus d’un mois devient un Etat de stress post-traumatique.
 

L'ETAT DE STRESS POST TRAUMATIQUE


·       Les troubles surviennent après une phase de latence, de durée variable, parfois de plusieurs mois.

·       La personne revit le traumatisme par des pensées, des images, des sensations physiques : intrusives, répétitives et envahissantes.

·       Des cauchemars répètent la situation et le traumatisé a l'impression que l'agression pourrait se renouveler. La personne lutte parfois contre le sommeil pour éviter les cauchemars.

·       L’évitement constitue une sorte de « zapping » des pensées, images, sensations et des situations rappelant le traumatisme initial.

·       L’hyper vigilance, un état de « qui-vive », une insomnie sont fréquemment associés à des troubles anxieux et dépressifs. La colère, sentiment, est souvent orientée : contre soi-même ou contre les proches.

·       Les principaux symptômes de stress post-traumatique sont les insomnies, les cauchemars, l'irritabilité, l’isolement, la colère, la peur, parfois les violences ou les conduites pathologiques (alcoolisme…) et même la dépression, chez certaines personnes, les évitements (éviter la foule, les transports en commun…).

·       On parle de "syndrome du survivant" chez les victimes ou témoins qui développent un sentiment de culpabilité parce qu’ils sont vivants et que d’autres sont morts.
 

Que faire ?


·       Consulter

·       Les techniques : thérapies de soutien, relaxation, méditation,

·       Ne pas rester seul : être bien entouré, cela compte beaucoup. L’écoute et la présence sont nécessaires dans ces moments difficiles.
 

Evolution de l'ESPT


·       L'évolution des troubles psychotraumatiques est variable.

·       Un ESPT est aigu si sa durée d'évolution est comprise entre 1 et 3 mois, chronique au-delà. Il est de survenue différée si le début des symptômes apparaît au moins 6 mois après le facteur de stress.

·       Certains ESPT sont transitoires et traduisent des réactions adaptatives. D'autres s'organisent sur un mode chronique, réalisant une « névrose traumatique.