Les Aidants

DEFINITION

Enfants de parents âgés, parents d’enfants ou adolescents handicapés, personne dont le conjoint ou un proche est malade, les aidants sont le plus souvent des femmes qui accomplissent leurs tâches dans l’ombre.

En plus de leur activité professionnelle et de leurs autres obligations, les aidants familiaux doivent s’occuper de quelqu’un de plus vulnérable.
Ce rôle demande une présence souvent peu reconnue, et représente un surcroît de responsabilités et de stress.

La confrontation à la souffrance de l’autre, l’inquiétude face au futur, le manque de temps pour ‘’s’occuper de soi’’ et/ou pour des loisirs peuvent engendrer dépression et/ou burn out.

QUELQUES EXEMPLES AUTOUR DE TROIS SITUATIONS :

  • Par rapport aux parents âgés, le rôle de l’ensemble de la famille est déterminant. Les relations entre les différents membres de la famille peuvent s’améliorer ou se détériorer. Les situations au quotidien deviennent de plus en plus difficiles, avec progressivement, la nécessité d’envisager un placement, car la vie au domicile n’est plus possible.
    La perspective de la mort des parents réactive par ailleurs les problématiques de l’enfance.
    Etre aidé permet de mettre à distance l’afflux d’émotions, de prendre conscience.
     
  • Par rapport à un conjoint ou proche malade, la question du pronostic vital, de la durée et de la gravité de la maladie, la façon dont le malade appréhende sa situation, les implications de la maladie au quotidien en termes de souffrance, de rythme de soins, l’impact sur la vie quotidienne de l’aidant vont jouer un rôle déterminant.
    La place de la maladie va de redéfinir les relations conjugales et familles.
    L’aidant a besoin de pouvoir exprimer ses angoisses, se distancier, ne pas ‘’craquer’’, réussir à concilier les différents aspects de leur vie...
     
  • Par rapport à un enfant, un adolescent ou un proche handicapé, la blessure narcissique des parents entraîne des ressentis difficiles qui sont accrus par le manque de réponses institutionnelles et le regard, les réactions de l’entourage et des tiers. Il est difficile d’être parent, et encore plus de concilier exigence, amour, et prise de distance face à cet autres ‘’différent’’. L’épreuve du handicap risque souvent d’entraîner surprotection ou rejet.
    Concilier l’attention et la présence à la personne handicapée avec les besoins de son couple, des autres enfants et membres de la famille sans oublier les siens propres relève d’un défi bien difficile à relever.
    Échanger avec un psychologue peut contribuer à mieux affronter cette épreuve.

 

Que faire ?

  • Il n’y a bien évidemment pas de ‘’solution’’ toute faite face à la souffrance, aux souffrances, mais il est possible de tenter d’apprendre à ‘’vivre avec’’ en : prenant soin de soi-même, trouvant des appuis (personnes, relais, institutions), se faisant aider, s’autorisant à ‘’se faire  plaisir’’.   
     
  • Quelques rendez-vous de thérapies permettent d’exprimer et clarifier ses difficultés et d’ébaucher des pistes de solutions...
     
  • De très nombreuses associations peuvent apporter une aide aux proches de personnes très fragiles, parmi lesquelles :

FRANCE ALZHZEIMER (et maladies apparentées): www.francealzheimer.org

ALANON ALATEEN: Pour les proches de personnes alcooliques : www.al-anon-alateen.fr

UNAFAM:  L’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques : www.unafam.org

UNAPEI: ‘’ fédération d’associations française de représentation et de défense des intérêts des personnes handicapées’’ : www.unapei.org